Restructuration de la dette : Le Sénégal se retrouve finalement dos au mur

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La décision du gouvernement d’écarter les obligations en euro et en dollar du Programme de traitement de la dette (PTDS) pousse les détenteurs de ces titres à se constituer en comité pour ne pas être lésés dans l’opération. Déjà fortement dépréciées, ces obligations pourraient connaître une nouvelle chute, avec des prévisions évoquant une valeur inférieure à 50 centimes pour un dollar. De plus en plus de Sénégalais commencent à comprendre que les jours à venir pourraient être plus difficiles qu’annoncés. L’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) n’a pas, pour l’heure, permis de régler la question de la dette. Depuis la tribune de l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait lui-même annoncé que le Sénégal devait faire face à une situation particulièrement difficile. Les marchés financiers semblent confirmer cette tendance.
Selon des spécialistes cités par Reuters, les obligations sénégalaises sont désormais particulièrement fragilisées. Le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) risque, selon plusieurs analystes, d’accentuer cette situation. Un cadre d’Amundi, interrogé par Reuters, estime que la restructuration souhaitée par l’État sénégalais pourrait ne pas se dérouler conformément aux attentes des autorités. Selon M. Sergei Strigo, responsable de la gestion des obligations des marchés émergents chez Amundi, les obligations sénégalaises libellées en euro et en dollar, actuellement négociées entre 50 et 55 cents pour un dollar, pourraient difficilement se maintenir à ce niveau. La décision du gouvernement d’exclure ces créances de la restructuration , en plus du traitement préférentiel accordé aux créanciers multilatéraux et concessionnels, inquiète certains détenteurs d’obligations sénégalaises. Ceux-ci pourraient devoir supporter une…
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