LFR 2026 : À cause des contre-performances économiques, le Sénégal vers une fin d’année compliquée

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Les chiffres révélés dans la loi de finances rectificative (LFR) sont préoccupants sur plusieurs plans : recettes, investissements, déficit et croissance. Les économistes Meïssa Babou, Cheikh Mbacké Sène et Baye Abdou Diouf redoutent une fin d’année 2026 particulièrement difficile. On risque de vivre une fin d’année laborieuse. Et pour cause, plusieurs indicateurs sont au rouge dans la loi de finances rectificative. « Toutes les activités sont en berne, à cause de l’absence d’investissement de l’État, qui est le moteur de l’économie. Le secteur privé est moribond ; il ne prend aucune initiative par manque de moyens. Il n’y a que les banques et autres structures financières qui restent actives », explique l’économiste Meïssa Babou. Selon lui, le Sénégal pourrait s’attendre à une véritable déroute financière.
Cette situation serait la conséquence d’une léthargie économique susceptible de plonger le pays dans une croissance faible, autour de 2 %, avec des recettes fiscales en baisse, qui ne permettraient plus de couvrir correctement les opérations courantes de l’État. « On peut comprendre la course vers le FMI du président de la République pour combler le gap de financement. Nous sommes dans une situation financièrement tendue. On peut être pessimiste pour le dernier trimestre de l’année 2026 », estime-t-il. Des raisons de garder confiance Spécialiste en intelligence économique, Cheikh Mbacké Sène se veut, pour sa part, « prudemment optimiste ». Il soutient que la situation actuelle constitue une phase d’ajustement et non nécessairement une trajectoire irréversible. Pour lui, si les réformes engagées produisent rapidement des résultats visibles sur les finances publiques, l’investissement et la confiance des acteurs économiques, le scénario d’un redressement devient…
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