Le scénario noir des finances publiques du Sénégal : « 100 Fcfa investis, 57 Fcfa d’intérêts payés »

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Dans le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, l’État estime le service de la dette publique à un peu plus de 5 800 milliards de FCFA, avec un déficit budgétaire de 7,6 %. Mais selon la banque britannique Barclays, le service de la dette pourrait atteindre 6 800 milliards de FCFA, pour un déficit de 9,2 %. Pour l’économiste-statisticien Babacar Gaye, cet écart montre que les prévisions de recettes du pays ne sont pas jugées fiables par le marché, alors que la dette reste une équation à résoudre. 6 800 milliards de FCFA. C’est le montant que le service de la dette pourrait atteindre en 2026, selon la banque britannique Barclays. Cette facture, qui représente près de 30 % du PIB, est projetée dans un contexte où le déficit budgétaire pourrait s’établir à 9,2 %, suivant toujours la même source. Ainsi, la question de la dette publique change d’échelle.
Au-delà du stock de dette accumulée, c’est désormais le poids de son service qui inquiète. L’économiste-statisticien Babacar Gaye se veut toutefois rassurant. Selon lui, ce chiffre effraie parce qu’on le lit comme une dépense, alors que ce n’en est pas une. « Deux choses doivent inquiéter. Le prix auquel nous empruntons, entre 6 et 10 % sur le marché régional, quand l’argent concessionnel coûte 1 à 2 %. Et le fait que la dette grossisse désormais toute seule, puisque nous payons près de 5 % d’intérêts pour une économie qui, hors pétrole et gaz, avance à 2 %. » Quant aux 9,2 %, il précise qu’il s’agit d’une prévision bancaire, et non du chiffre retenu dans le budget, qui table sur 7,6 %. « L’écart entre les deux dit une chose très simple : le marché ne croit pas à nos prévisions de recettes. » Un besoin brut de financement de 6 774 milliards de FCFA Dans le projet de loi de finances rectificative déposé le 18…
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