17 ans après, « Lepp mo leundeum » refait surface : le Sénégal replongé dans le noir

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En 2009, Youssou Ndour chantait « Lepp mo leundeum » face aux coupures d'électricité à répétition sous le régime de Wade. Dix-sept ans plus tard, la chanson refait surface, et avec elle, le sentiment d'une époque qui n'a jamais vraiment pris fin. À Dakar et dans plusieurs régions du pays, les coupures d'électricité se multiplient, alimentant une exaspération croissante des populations. Dans plusieurs quartiers de la capitale, les interruptions de courant sont devenues quasi quotidiennes, plongeant ménages et activités économiques dans une incertitude permanente, particulièrement éprouvante en période de forte chaleur. Impact des coupures d'électricité sur la vie quotidienne La nuit, surtout, le parallèle avec 2009 devient troublant.
Chaleur étouffante, quartiers inondés pour certains, ventilateurs à l'arrêt, frigos qui décongèlent : « c'est comme si on était encore plongé dans cette époque », soupirent des habitants. Réactions de la Senelec face aux coupures Cette situation ravive les interrogations sur le fonctionnement de la Société nationale d'électricité (Senelec), au cœur des critiques. Son directeur général, Papa Toby Gaye, a présenté ses excuses et évoqué une série de facteurs imprévisibles : la panne de deux équipements clés — la barge Karpowership et une turbine de West African Energy —, une demande d'électricité bien supérieure aux prévisions, et des difficultés d'approvisionnement en combustible dans un contexte de tension sur les prix internationaux. Il a promis un retour à la normale « au…
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